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Quelle est la fiscalité applicable aux étrangers en Thaïlande ? Guide pratique pour les chefs d’entreprise

Foreigners Taxed in Thailand

Table des matières

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Résumé : Comprendre la fiscalité des étrangers en Thaïlande est essentiel, en particulier pour les dirigeants qui doivent gérer à la fois l’impôt sur les sociétés et l’impôt sur le revenu. Toute personne séjournant plus de 180 jours par an est considérée comme résidente fiscale : les revenus de source thaïlandaise sont imposables et les revenus étrangers peuvent l’être lorsqu’ils sont transférés en Thaïlande. Les salaires sont soumis à un barème progressif pouvant atteindre 35 %, tandis que les dividendes font généralement l’objet d’une retenue à la source de 10 %. Une déclaration annuelle reste obligatoire, même si l’impôt a déjà été prélevé. En cas d’erreur ou de retard, des pénalités, des intérêts ainsi que des complications liées au visa ou au permis de travail peuvent survenir, d’où l’importance d’une structure adaptée et d’une comptabilité rigoureuse.

Introduction

Diriger une entreprise en Thaïlande en tant qu’étranger implique de comprendre et de gérer deux obligations fiscales distinctes : l’imposition de la société (impôt sur les sociétés – CIT) et l’imposition personnelle du dirigeant (impôt sur le revenu des personnes physiques – PIT). De nombreux chefs d’entreprise étrangers veillent à la conformité fiscale de leur société, tout en sous-estimant leur propre situation fiscale personnelle.

Cette approche peut toutefois entraîner des pénalités financières, des difficultés administratives, ainsi que des conséquences en matière d’immigration, notamment des retards ou le retrait de visas et de permis de travail.

Que vous soyez dirigeant, entrepreneur ou travailleur indépendant, ce guide explique de manière claire et structurée comment gérer correctement votre fiscalité personnelle en Thaïlande.

Points clés

  • Les étrangers présents plus de 180 jours par an en Thaïlande sont considérés comme résidents fiscaux et doivent déposer une déclaration annuelle, même en l’absence d’impôt à payer.
  • Les salaires sont imposés selon un barème progressif de 0 % à 35 %. Les dividendes de sociétés thaïlandaises font l’objet d’une retenue à la source de 10 %. Les revenus de source étrangère perçus depuis le 1er janvier 2024 et transférés en Thaïlande peuvent être soumis à l’impôt sur le revenu.
  • En cas de non-conformité, des amendes pouvant atteindre 2 000 THB par mois et des intérêts de retard de 1,5 % par mois peuvent s’appliquer. Les infractions graves peuvent entraîner des poursuites pénales, des amendes, des peines d’emprisonnement et le retrait du permis de travail.
  • Le non-respect des obligations fiscales personnelles peut conduire au signalement du passeport, empêchant toute sortie du territoire jusqu’à régularisation.
  • Les dirigeants étrangers doivent gérer à la fois les obligations fiscales de leur société (TVA, retenues à la source, impôt sur les sociétés) et leur déclaration personnelle d’impôt sur le revenu.

Comprendre les obligations fiscales applicables aux dirigeants étrangers

Le régime fiscal applicable aux étrangers en Thaïlande dépend principalement du statut de résidence fiscale et de l’origine des revenus. Pour les dirigeants d’entreprises étrangères, les obligations fiscales résultent généralement de plusieurs sources, chacune étant soumise à un traitement spécifique selon la législation fiscale thaïlandaise. 

Les revenus imposables les plus courants comprennent notamment les salaires ou rémunérations de dirigeant versés par une société thaïlandaise, les dividendes perçus de cette société, les revenus issus de clients étrangers, ainsi que les fonds transférés en Thaïlande depuis l’étranger. 

Il est essentiel d’identifier correctement le régime applicable à chaque catégorie de revenus, celles-ci étant évaluées selon des règles distinctes pouvant avoir un impact direct sur les obligations déclaratives et l’exposition fiscale globale.

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Comment le seuil des 180 jours détermine-t-il votre statut de résident fiscal en Thaïlande ?

Le statut de résidence fiscale en Thaïlande a une incidence directe sur les obligations fiscales d’un individu. Une personne est considérée comme résidente fiscale thaïlandaise lorsqu’elle séjourne 180 jours ou plus dans le pays au cours d’une année fiscale, comprise entre le 1er janvier et le 31 décembre. 

Les résidents fiscaux sont imposés sur leurs revenus mondiaux uniquement sur la partie transférée en Thaïlande, sous réserve d’exemptions telles que le visa LTR ou à l’application des conventions fiscales internationales visant à éviter la double imposition. À l’inverse, les non-résidents fiscaux ne sont imposés que sur les revenus de source thaïlandaise.

Il est essentiel de déterminer avec précision votre statut de résident fiscal afin d’assurer votre conformité aux obligations fiscales. Par exemple, si vous êtes considéré comme résident fiscal en Thaïlande et que vous transférez des revenus de source étrangère dans le pays sans les déclarer correctement, vous vous exposez à des sanctions du ministère des Finances. Afin d’éviter les erreurs de déclaration et d’optimiser la charge fiscale, il est fortement conseillé de travailler avec un comptable en Thaïlande.

Pour en savoir plus sur la distinction entre un revenu de source thaïlandaise et un revenu de source étrangère :

Déclarations fiscales en Thaïlande : Guide complet du revenu imposable pour les résidents fiscaux (2025)

Comment comptabiliser vos jours de séjour ? 

La Thaïlande applique une méthode simple et stricte pour le calcul des jours de présence à des fins de résidence fiscale. Chaque jour passé en Thaïlande est comptabilisé, y compris les jours d’arrivée et de départ. Le calcul se fait sur la base de l’année civile uniquement, et les jours n’ont pas besoin d’être consécutifs. Toutes les entrées et sorties au cours de l’année sont additionnées.

Par exemple, une arrivée en Thaïlande le 1er février suivie d’un séjour jusqu’au 30 juin représente 150 jours. Un second séjour du 1er octobre au 15 décembre ajoute 76 jours. Le total annuel s’élève alors à 226 jours, ce qui entraîne la qualification de résident fiscal thaïlandais pour l’année concernée.

Revenus imposables en Thaïlande

En Thaïlande, le revenu imposable correspond à l’ensemble des revenus soumis à l’impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP). Il est défini de manière générale à l' article 40 du code fiscal et constitue la base de calcul de l’impôt, avant application des déductions et abattements autorisés.

Le Code Fiscal distingue huit catégories de revenus imposables, dans les articles 40(1) à 40(8). Cette classification est déterminante, car elle conditionne le niveau de déduction forfaitaire applicable à chaque type de revenu.

Les huit catégories de revenus imposables en Thaïlande sont les suivantes :

  • Revenus d'entreprise (article 40(8))
  • Revenus d’emploi (article 40(1)) : salaires, traitements, primes, indemnités et toute autre rémunération perçue en qualité de salarié
  • Revenus de professions indépendantes (article 40(2)) : notamment les activités juridiques, médicales, d’ingénierie ou d’architecture
  • Revenus issus de droits d’auteur, brevets, fonds commercial et droits similaires (article 40(3)) : redevances et revenus liés à l’exploitation de droits de propriété intellectuelle
  • Revenus d'intérêts, de dividendes et de plus-values (article 40(4))
  • Revenus provenant de la location de biens (article 40, paragraphe 5)
  • Revenus de professions libérales non réglementées (article 40(6)) : notamment dans les domaines de l’enseignement ou des arts
  • Revenus des entrepreneurs (article 40(7))

Lire plus :

Déclarations fiscales en Thaïlande : guide complet des revenus imposables des résidents fiscaux

Revenus personnels provenant de votre entreprise thaïlandaise

Il est important de noter que tout revenu perçu en Thaïlande est soumis à l’impôt thaïlandais, indépendamment du statut de résidence fiscale de la personne concernée.

Par ailleurs, l’ensemble des revenus n’est pas soumis au même régime d’imposition ni aux mêmes obligations déclaratives. Chaque catégorie de revenus obéit à des règles spécifiques en matière de taux, de retenue à la source et de déclaration.

Salaire

Salaries in Thailand are taxed under a progressive personal income tax system, meaning the applicable tax rate increases as income rises. 

Revenu imposableTaux d'imposition
0 – 150,000Exempté
150,001 – 300,0005%
300,001 – 500,00010%
500,001 – 750,00015%
750,001 – 1 million20%
1,000,001 – 2 millions25%
2,000,001 – 5 million30%
5,000,001 et plus35%

Lire plus :

L'impôt sur le revenu des personnes physiques en Thaïlande : Guide de conformité

Dividendes

Les dividendes correspondent à la part des bénéfices d’une société distribuée à ses actionnaires. Ils sont généralement versés de manière périodique, notamment sur une base trimestrielle ou annuelle, en contrepartie de la détention de titres.

Les dividendes versés aux personnes physiques, qu'elles soient résidentes ou non-résidentes en Thaïlande, sont soumis à une retenue à la source de 10 %. Cette retenue est effectuée par la société et versée au nom des actionnaires. Le même taux s'applique également aux sociétés actionnaires non résidentes en Thaïlande.

Lire plus :

Le guide ultime sur le paiement des dividendes pour les expatriés en Thaïlande

Revenus de source étrangère (transférés en Thaïlande)

À compter du 1er janvier 2024, la Thaïlande a adopté l’instruction ministérielle n° Por. 161/2566, modifiant le régime d’imposition des revenus de source étrangère pour les résidents fiscaux thaïlandais.

Selon cette réglementation, lorsqu’un résident fiscal thaïlandais perçoit des revenus de source étrangère à partir de cette date, ces revenus deviennent imposables en Thaïlande au moment de leur transfert sur le territoire. Ils doivent alors être intégrés dans le calcul de l’impôt sur le revenu des personnes physiques pour l’année au cours de laquelle les fonds sont effectivement transférés.

Ce changement s’applique exclusivement aux revenus de source étrangère perçus à compter du 1er janvier 2024. Les revenus étrangers perçus avant cette date ne sont pas considérés comme imposables en Thaïlande, même s’ils sont transférés ultérieurement sur le territoire.

Cette nouvelle règle remplace le régime antérieur, selon lequel les revenus de source étrangère transférés en Thaïlande au cours d’une année ultérieure n’étaient pas soumis à l’impôt thaïlandais sur le revenu des personnes physiques.

Modifications potentielles de la réglementation

Un projet d’amendement prévoit que les revenus de source étrangère perçus et transférés en Thaïlande dans un délai de 12 mois pourraient être exonérés de l’impôt sur le revenu des personnes physiques.

En revanche, lorsque ces revenus sont transférés au-delà de ce délai de 12 mois, ils pourraient devenir imposables en Thaïlande, en fonction du statut de résidence fiscale du contribuable, de la nature des revenus, ainsi que de l’existence d’exonérations applicables ou d’allégements prévus par une convention fiscale internationale. À titre d’exemple, des revenus de source

étrangère perçus en 2025 et transférés en Thaïlande dans un délai de 12 mois civils ne seraient pas imposés selon la règle envisagée. Toutefois, à la date de rédaction du présent document, ces modifications n’ont pas été adoptées et ne sont donc ni applicables ni opposables.

Qu’est-ce qu’un revenu de source étrangère ?

Tout revenu relevant de l’article 40 du Code des impôts peut être qualifié de revenu de source étrangère lorsqu’il trouve son origine en dehors de la Thaïlande. À titre d’exemples courants :

CatégorieExemples
InvestissementsDividendes provenant d'actions étrangères, intérêts provenant de comptes bancaires offshore, plus-values provenant de la vente de cryptomonnaies ou d'actions étrangères.
ImmobilierRevenus locatifs provenant d'un appartement ou d'une maison détenus dans un autre pays.
EmploiSalaire provenant d'un emploi à distance pour une entreprise basée aux États-Unis, au Royaume-Uni, à Singapour, etc., où le travail est techniquement considéré comme « provenant de l'étranger » (bien qu'il s'agisse d'un domaine complexe ; voir la note ci-dessous).
PensionsPensions privées ou publiques perçues à l'étranger (sauf exemption prévue par une convention fiscale).
Honoraires professionnelsHonoraires de consultation versés par des clients étrangers pour des travaux effectués à l'étranger.

Lire plus :

Impôt sur le revenu en Thaïlande pour les étrangers : nouvelle réglementation

Allocations et déductions personnelles

Les déductions jouent un rôle essentiel dans la réduction du revenu imposable en Thaïlande. Voici les principales déductions disponibles, accompagnées de leurs montants et conditions d’éligibilité :

Catégorie de déductionDescriptionMontant maximal / Conditions
Revenus de la catégorie (1) : Rémunérations, salaires, pensionsDéduction des revenus de la catégorie (1) provenant des traitements, salaires, pensions.50 % du revenu imposable, pas plus de 100 000 bahts.
Revenus de la catégorie (2) : Frais de service, frais d'agent, frais d'administrateurDéduction des revenus de la catégorie (2) provenant de frais de service, frais d'agent, frais de réunion, frais d'administrateur, etc.50 % du revenu imposable, pas plus de 100 000 bahts.
Revenus de la catégorie (3) : Fonds de commerce, droitsDéduction des revenus de la catégorie (3) dérivés du fonds de commerce, des droits.50 % du revenu imposable, pas plus de 100 000 bahts. Possibilité de réclamer les dépenses réelles avec justification.
Revenus de la catégorie (5) : Location de biensDéduction des revenus de la catégorie (5) provenant de la location de biens.30 % pour les maisons, les bâtiments et les véhicules, 20 % pour les terres agricoles et 15 % pour les autres terres. Possibilité de réclamer les dépenses réelles avec justification.
Revenus de la catégorie (6) : Services professionnelsDéduction des revenus de la catégorie (6) provenant de services professionnels.60 % pour les services médicaux et 30 % pour l'ingénierie, l'architecture, les services juridiques, la comptabilité et les beaux-arts. Possibilité de réclamer les dépenses réelles avec justification.
Revenus de la catégorie (7) : Services de constructionDéduction des revenus de la catégorie (7) provenant de services de construction.60 % du revenu imposable. Possibilité de réclamer les dépenses réelles avec justification.
Revenus de la catégorie (8) : Activités commerciales, agricoles, industrielles et de transportDéduction des revenus de la catégorie (8) provenant d'activités commerciales, agricoles, industrielles et de transport.60 % du revenu imposable. Possibilité de réclamer les dépenses réelles avec justification.
Allocation personnelleDéduction pour soins personnels (contribuable).60,000 Baht.
Allocation au conjointDéduction pour les soins d'un conjoint dépendant.60,000 Baht.
Allocation pour enfantDéduction pour la prise en charge d'un mineur dépendant et/ou d'un enfant âgé de moins de 25 ans.30 000 bahts par enfant (biologique ou adopté, dans la limite de 3 enfants adoptés).
Allocation pour enfant supplémentaire (né en 2018 ou après)Déduction pour soins d'un deuxième enfant à charge ou d'un enfant supplémentaire né en 2018 ou après.60 000 bahts par enfant biologique.
Allocation parentaleDéduction pour la prise en charge d'un parent dépendant d'un contribuable ou de son conjoint, âgé de 60 ans ou plus et vivant en Thaïlande.30 000 bahts par parent.
Allocation d'invalidité/incompétenceDéduction pour la prise en charge d'une personne handicapée ou incompétente dépendante en Thaïlande.60 000 bahts par personne.
Primes d'assurance maladie des parentsPour les primes d'assurance maladie des parents du contribuable ou de son conjoint, âgés de 60 ans ou plus et vivant en Thaïlande.Montant effectivement payé, mais pas plus de 15 000 bahts par parent.
Primes d'assurance-vie du conjointPour les primes d'assurance-vie du conjoint versées à une compagnie d'assurance thaïlandaise.Montant effectivement payé, mais ne dépassant pas 10 000 bahts.
Primes d'assurance-vie du contribuablePour les primes d'assurance maladie des parents du contribuable ou de son conjoint, âgés de 60 ans ou plus et vivant en Thaïlande.Montant effectivement payé, mais pas plus de 100 000 bahts. La déduction totale des primes d'assurance-vie et d'assurance maladie ne peut excéder 100 000 bahts.
Primes d'assurance maladie du contribuablePour les primes d'assurance maladie du contribuable versées à une compagnie d'assurance thaïlandaise.Montant effectivement payé, mais pas plus de 25 000 bahts. La déduction totale des primes d'assurance-vie et d'assurance maladie ne peut excéder 100 000 bahts.
Fonds de pension d'assurance thaïlandaisPour l'investissement d'un contribuable dans un fonds de pension d'assurance thaïlandais.Le montant investi ne doit pas dépasser 15 % du revenu imposable, ni 200 000 bahts. La déduction totale pour les investissements dans le fonds de pension de l'assurance thaïlandaise, le fonds de prévoyance thaïlandais, le fonds d'épargne national thaïlandais, le fonds mutuel de retraite thaïlandais et le super fonds d'épargne thaïlandais ne peuvent pas dépasser 500 000 bahts.
Fonds de prévoyance thaïlandaisPour l'investissement d'un contribuable dans un fonds de prévoyance thaïlandais.Le montant investi ne doit pas dépasser 15 % du revenu imposable, ni 200 000 bahts. La déduction totale pour les investissements dans le fonds de pension de l'assurance thaïlandaise, le fonds de prévoyance thaïlandais, le fonds d'épargne national thaïlandais, le fonds mutuel de retraite thaïlandais et le super fonds d'épargne thaïlandais ne peuvent pas dépasser 500 000 bahts.
Fonds d'épargne national thaïlandaisPour l'investissement d'un contribuable dans un fonds d'épargne national thaïlandais.Le montant investi ne doit pas dépasser 15 % du revenu imposable, ni 200 000 bahts. La déduction totale pour les investissements dans le fonds de pension de l'assurance thaïlandaise, le fonds de prévoyance thaïlandais, le fonds d'épargne national thaïlandais, le fonds mutuel de retraite thaïlandais et le super fonds d'épargne thaïlandais ne peuvent pas dépasser 500 000 bahts.
Fonds commun de placement pour la retraite en ThaïlandePour l'investissement d'un contribuable dans un fonds mutuel de retraite thaïlandais.Le montant investi ne doit pas dépasser 30 % du revenu imposable, ni 500 000 bahts. La déduction totale pour les investissements dans des fonds de pension de l'assurance thaïlandaise, le fonds de prévoyance thaïlandais, le fonds d'épargne national thaïlandais, le fonds mutuel de retraite thaïlandais et le super fonds d'épargne thaïlandais ne peuvent excéder 500 000 bahts.
Fonds de Super Épargne de ThaïlandePour l’investissement d’un contribuable dans un Fonds de Super Épargne de ThaïlandeMontant investi de 30 % maximum du revenu imposable et de 200 000 bahts. La déduction totale pour les investissements dans une caisse de pension d’assurance thaïlandaise, un fonds de prévoyance thaïlandais, un fonds national d’épargne thaïlandais, un fonds mutuel de retraite thaïlandais et un super fonds d’épargne thaïlandais ne peut dépasser 500 000 bahts.
Intérêts sur les prêts hypothécairesPour les frais d’intérêt sur les prêts hypothécaires payés par un contribuable sur une hypothèque domiciliaire.Montant effectivement payé, mais pas plus de 100 000 bahts.
Cotisations à la Caisse de Sécurité socialePour les cotisations d’un contribuable à la Caisse de Sécurité sociale de la Thaïlande.Montant effectivement versé.
CCTV pour les provinces de la frontière sudPour l’achat et l’installation d’un système de vidéosurveillance (CCTV) pour les locaux commerciaux dans les provinces frontalières du sud au cours de la période du 01 janvier 2024 au 31 décembre 2026.Montant effectivement payé.
Coûts d'accouchementPour les frais d'accouchement d’un bébé payé par un contribuable.Montant effectivement payé, mais pas plus de 60 000 bahts par livraison. Si plus de 2 ans, le total pour les 2 ans ne doit pas être supérieur à 60 000 bahts.
Investissements dans les entreprises socialesPour l’investissement d’un contribuable dans une entreprise sociale thaïlandaise.Montant de l’investissement, mais pas plus de 100 000 bahts.
Achats de biens/services (1er janvier – 15 février 2024)Pour les achats de biens et services effectués par un contribuable entre le 1er janvier 2024 et le 15 février 2024.Montant effectivement acheté, mais pas plus de 50 000 bahts.
Programme de reçus électroniques simplifiés 2.0 Achats effectués pendant le programme de reçus électroniques simplifiés.Déduire le montant réel payé pour les biens et services jusqu’à concurrence de 50 000 THB.
Fonds commun de placement ESG thaïlandais (1er janvier 2024 – 31 décembre 2026)Pour l’investissement d’un contribuable dans un fonds commun de placement ESG thaïlandais au cours de la période du 1ᵉʳ janvier 2024 au 31 décembre 2026.Pour l’investissement d’un contribuable dans un fonds commun de placement ESG thaïlandais au cours de la période du 1ᵉʳ janvier 2024 au 31 décembre 2026.
Construction de nouveaux bâtiments résidentiels (9 avril 2024 – 31 décembre 2025)Pour la construction d'un nouveau bâtiment résidentiel par un contribuable pendant la période comprise entre le 9 avril 2024 et le 31 décembre 2025.10 000 bahts pour chaque million de bahts de coûts de construction effectivement payés, mais pas plus de 100 000 bahts.
Exemption (personnes handicapées de moins de 65 ans)Pour une exonération d’impôt sur le revenu accordée à un contribuable handicapé de moins de 65 ans.Montant du revenu imposable jusqu’à 190 000 bahts.
Exemption (contribuable de 65 ans ou plus)Pour une exemption d’impôt sur le revenu pour un contribuable âgé de 65 ans ou plus.Montant du revenu imposable jusqu’à 190 000 bahts.
Exemption (licenciement involontaire en vertu du droit du travail)Pour une exemption d’impôt sur le revenu pour les contribuables recevant un paiement forfaitaire pour un licenciement involontaire en vertu de la loi sur le travail.Le montant de la somme forfaitaire reçue ne dépasse pas les 400 derniers jours de salaire ou de traitement, et ne dépasse pas 600 000 bahts au total.
Dons ayant droit à 100 %/200 % ConcessionsPour les dons des contribuables ayant droit aux concessions de 100 %/200 %.Pas plus de 10 % d’un sous-total du revenu net immédiatement avant la déduction pour don.

Crédits d'impôt

CréditDescriptionDétails
Crédit d’impôt pour dividendesCrédit pour impôt retenu sur les dividendes perçus par le contribuable.Réduit le montant de l’impôt déjà retenu.

Y a-t-il des exemptions à l’impôt sur le revenu pour les revenus provenant de l’étranger ?

Selon la législation fiscale thaïlandaise, les résidents fiscaux sont soumis à l’impôt sur le revenu des personnes physiques (PIT) sur leurs revenus provenant de sources thaïlandaises et étrangères, à condition que les revenus étrangers soient transférés en Thaïlande. En revanche, les non-résidents sont uniquement imposés sur les revenus générés en Thaïlande.

Exonération pour les revenus de sources étrangères gagnés avant 2024

Les revenus de source étrangère générés avant le 1ᵉʳ janvier 2024 ne seront pas soumis à l’impôt sur le revenu des personnes physiques (PIT) en Thaïlande, même s’ils sont transférés en Thaïlande après cette date. Les nouvelles règles fiscales, en vigueur à partir du 1ᵉʳ janvier 2024, s’appliquent uniquement aux revenus étrangers perçus à compter de 2024.

Cela signifie que :

  • Les revenus étrangers générés avant le 31 décembre 2023 resteront exonérés d’impôt, même s’ils sont transférés en Thaïlande dans les années suivantes.
  • Seuls les revenus de source étrangère générés à partir du 1ᵉʳ janvier 2024 seront soumis à l’impôt sur le revenu des personnes physiques s’ils sont transférés en Thaïlande.

Nos experts en fiscalité confirment que les autorités fiscales thaïlandaises ont indiqué que les revenus accumulés avant 2024 ne seront pas soumis à une imposition rétroactive, à condition de disposer d’une documentation claire prouvant que ces revenus ont été générés avant cette date.

Accords de double imposition

La Thaïlande a signé des conventions de double imposition (DTA) avec plus de 61 pays. Ces accords visent à éviter la double imposition des revenus étrangers. Si un contribuable remplit les conditions d’une DTA, il peut être en mesure d’exonérer ou de réduire son impôt sur les revenus étrangers.

Lire plus :

Conventions de double imposition en Thaïlande

Visa de résidence de longue durée

L’un des avantages du visa de résidence de longue durée (LTR) est que les titulaires sont exemptés de l’impôt sur le revenu des personnes physiques thaïlandais sur les revenus provenant de l’étranger, même s’ils apportent ce revenu en Thaïlande.

Cependant, ces avantages fiscaux ne s’appliquent qu’aux trois catégories de visa suivantes :

  • Citoyens du monde riches,
  • Les pensionnés fortunés, et
  • Travail des professionnels de la Thaïlande.

Les titulaires du visa LTR délivré aux professionnels hautement qualifiés ne bénéficient pas de cette exonération. En contrepartie, leur salaire de source thaïlandaise est soumis à un taux d’imposition forfaitaire de 17 %.

Quand et comment déposer votre déclaration d’impôt sur le revenu ?

L’année fiscale en Thaïlande couvre la période du 1er janvier au 31 décembre. La date limite pour déclarer vos revenus personnels dépend du mode de déclaration choisi. Pour l’année fiscale 2025, les échéances sont les suivantes :

  • Déclaration en ligne : 8 avril 2026
  • Déclaration papier : 31 mars 2026

Quels sont les documents requis ?

Pour remplir correctement votre déclaration d’impôt sur le revenu et répondre aux exigences de soumission, vous devrez être en mesure de fournir les documents suivants :

Numéro d’identification fiscale (NIF)

Votre numéro d’identification fiscale (NIF) est un numéro unique délivré par le ministère thaïlandais des Finances. Il est nécessaire pour produire votre déclaration de revenus, effectuer des paiements d’impôt et accéder aux services liés à l’impôt tels que le portail en ligne pour soumettre vos déclarations d'impôt sur le revenu des personnes physiques.

Lire plus :

Identifications fiscales en Thaïlande : Guide pour les expatriés et les entreprises

Déclarations de revenus 

Le PND 1 Kor est fourni par votre employeur et doit comprendre les renseignements suivants :

  • Votre revenu total pour l’année d’imposition.
  • Tous les impôts retenus à la source par votre employeur.
  • Renseignements sur l’employeur, y compris le nom de la société et son numéro d’identification fiscale.

Pièces justificatives pour les déductions et exonérations

Pour demander des déductions ou des exonérations sur votre déclaration de revenus, vous devrez fournir des documents justificatifs. Notamment :

  • Des déductions personnelles et pour les accompagnants : Copies de votre certificat de mariage, certificats de naissance d’enfants ou preuve des frais de soins à charge.
  • Primes d’assurance maladie et vie : Documents de police et reçus des assureurs.
  • Déductions d’intérêts hypothécaires : Contrats de prêt et relevés bancaires indiquant les paiements d’intérêts.
  • Dons de bienfaisance : Reçus officiels de dons d’organismes de bienfaisance enregistrés.
  • Cotisations d’épargne-retraite : Relevés de votre caisse de prévoyance, RMF (Retirement Mutual Fund), ou SSF (Super Savings Fund).

Quel est le processus de déclaration d’impôt du revenu des personnes physiques ?

Les dates limites de production des déclarations de revenus des personnes physont le 31 mars pour les dépôts physiques ou le 8 avril pour les dépôts en ligne. Le processus à suivre est le suivant :

Dépôt en ligne

  • Inscription ou connexion : accédez au site du site web du ministère des Revenus de la Thaïlandeet inscrivez-vous ou connectez-vous à l’aide de votre numéro d’identification fiscale et de votre mot de passe. À noter que la plateforme de déclaration est uniquement disponible en langue thaïe.
  • Remplissage du formulaire : complétez le formulaire P.N.D. 90 (revenus provenant de plusieurs sources) ou P.N.D. 91 (revenus provenant exclusivement d’un salaire), en veillant à renseigner l’ensemble des informations requises avec exactitude.
  • Téléversement des documents : joignez, le cas échéant, les copies numérisées des pièces justificatives nécessaires.
  • Soumission : vérifiez l’exactitude des informations saisies, puis soumettez la déclaration par voie électronique.
  • Confirmation : une confirmation de dépôt vous est délivrée une fois la déclaration transmise avec succès.

Dépôt physique de documents

  • Le formulaire PND 90 (pour les revenus provenant de plusieurs sources) ou le formulaire PND 91 (pour les revenus provenant exclusivement d’un salaire) doit être téléchargé sur le site du ministère du Revenu, disponible uniquement en langue thaïe, ou retiré en version papier auprès d’un bureau du ministère du Revenu.
  • Le formulaire doit être complété manuellement, en veillant à ce que toutes les informations soient exactes, complètes et lisibles.
  • Des copies de l’ensemble des documents justificatifs requis doivent être jointes au formulaire.
  • Le formulaire dûment complété, accompagné des pièces justificatives, doit ensuite être déposé auprès du Département des recettes fiscales, soit en personne, soit par voie postale.

Quelles sont les sanctions en cas de non-présentation ou d’erreur dans le dépôt des déclarations de la taxe sur le revenu des personnes physiques ?

En Thaïlande, le non-respect des exigences relatives à l’impôt sur le revenu des personnes phyiques peut entraîner l’application de sanctions financières contre la partie fautive. 

Les pénalités disponibles sont divisées en deux grandes catégories : les pénalités directes et les pénalités indirectes.

Sanctions

  1. Déclaration tardive : En cas de dépôt de la déclaration après la date limite, le contribuable s’expose à une amende pouvant aller jusqu’à 2 000 THB par mois de retard. En outre, une pénalité mensuelle de 1,5 % s’applique sur tout montant d’impôt impayé, et ce jusqu’au règlement intégral de la somme due.
  2. Déclaration insuffisante ou inexacte : Lorsqu’une déclaration incorrecte entraîne un paiement insuffisant de l’impôt, une pénalité pouvant atteindre le montant de l’impôt dû peut être appliquée. 
  3. Sanctions pénales :Dans les cas graves, notamment en cas de fraude intentionnelle ou de défaut de déclaration dans le but d’éluder l’impôt, des poursuites pénales peuvent être engagées. Ces infractions peuvent entraîner une peine d’emprisonnement de 3 mois à 7 ans, ainsi que des amendes comprises entre 2 000 THB et 200 000 THB.

Sanctions indirectes :

  1. Saisie d’actifs : Le ministère du Revenu est habilité à procéder à la saisie des biens du contribuable lorsque les impôts demeurent impayés.
  2. Blocage ou retard des remboursements d’impôt : Le non-respect des obligations fiscales peut entraîner le retard, la suspension ou l’annulation des remboursements d’impôt, jusqu’à la régularisation de la situation fiscale.
  3. Annulation du permis de travail : Pour les étrangers exerçant une activité professionnelle en Thaïlande, le non-respect des obligations fiscales peut conduire à l’annulation du permis de travail, avec des conséquences sur le statut professionnel et le droit de séjour.
  4. Restrictions à la sortie du territoire : Dans les situations les plus graves, le non-paiement de l’impôt sur le revenu des personnes physiques peut entraîner le signalement du passeport par les autorités compétentes, empêchant toute sortie du territoire tant que les dettes fiscales n’ont pas été régularisées.

Les contribuables thaïlandais doivent savoir que s’ils ne sont pas d’accord avec une évaluation ou une décision du ministère des Finances, ils ont le droit de faire appel.

Pour déposer un appel, le contribuable doit soumettre une demande écrite dans le délai imparti après la notification de l’évaluation. Il doit également fournir des preuves à l’appui de sa demande. Si l’appel initial est rejeté, d’autres recours peuvent être disponibles via la Cour des impôts.

Le département du Revenu peut-il contrôler les déclarations d’impôt sur le revenu des particuliers ?

Bien que les contrôles fiscaux des particuliers aient longtemps été relativement rares en Thaïlande, la situation a évolué ces dernières années. Les autorités fiscales examinent désormais plus attentivement les déclarations d’impôt sur le revenu des personnes physiques, en particulier lorsque celles-ci concernent des revenus de source étrangère et des transferts de fonds vers la Thaïlande.

Les banques thaïlandaises ont l’obligation de signaler certaines transactions dépassant des seuils déterminés. Ces informations peuvent être croisées avec les revenus déclarés dans les déclarations fiscales. En cas d’écart entre les montants transférés sur un compte bancaire thaïlandais et les revenus déclarés, le ministère du Revenu peut engager un contrôle fiscal ou une enquête officielle.

Lorsque des revenus non déclarés sont identifiés, le ministère du Revenu est en droit de procéder à une réévaluation de l’impôt, selon des taux progressifs pouvant atteindre 35 %, auxquels peuvent s’ajouter des pénalités et surtaxes. 

Le risque de contrôle est particulièrement élevé lorsque les revenus proviennent d’une société ayant déjà déclaré ces paiements, notamment par le biais d’une retenue à la source ou d’une déclaration fiscale. Dans ce cas, une piste d’audit claire existe. Si ces revenus apparaissent dans les registres officiels mais ne figurent pas dans la déclaration personnelle du contribuable, ils peuvent être facilement détectés lors d’un contrôle.

Obligations fiscales relatives aux revenus de votre société thaïlandaise

Lorsque vous exploitez une société en Thaïlande, vous devez vous acquitter d’obligations fiscales mensuelles et annuelles obligatoires, qui doivent être correctement gérées et déclarées.

Le non-respect de ces obligations peut avoir de graves conséquences, non seulement pour la société elle-même, mais aussi pour ses dirigeants et pour tout employé étranger dont le visa et le permis de travail sont liés à l’entreprise.

Dans la pratique, cela implique de respecter un certain nombre d’exigences de conformité continues, telles que le dépôt des déclarations mensuelles de retenue à la source et de TVA (le cas échéant), la soumission de la déclaration semestrielle d’impôt sur les sociétés (PND 51) et le dépôt de la déclaration annuelle d’impôt sur les sociétés (PND 50) dans le délai requis de 150 jours.

Les entreprises doivent également tenir des registres comptables précis et à jour afin d’étayer ces déclarations et de démontrer leur conformité continue.

Taux d’imposition et dates limites importants pour votre entreprise :

Type de taxeTaux d'impositionDates d'échéance pour le paiement de l'impôt
Impôt sur le revenu des sociétés (CIT)Taux standard : 20%
Taux applicable aux PME :
Les PME dont le chiffre d'affaires annuel ne dépasse pas 30 millions de bahts et dont le capital social libéré ne dépasse pas 5 millions de bahts peuvent bénéficier des taux d'imposition réduits suivants : 
0 % pour les bénéfices nets jusqu'à 300 000 THB, 15 % pour les bénéfices nets compris entre 300 001 THB et 3 millions THB, et 20 % pour les bénéfices nets supérieurs à 3 millions de bahts
Date limite de dépôt de la déclaration semestrielle d'impôt sur les sociétés : 
Dans les 150 jours suivant la date de clôture de l'exercice comptable (dans les deux mois suivant la fin du premier semestre de l'exercice comptable (par exemple, avant le 31 août pour les entreprises dont l'exercice se termine le 31 décembre).

Date d'échéance du paiement final de l'impôt sur les sociétés : 
Dans les 150 jours suivant la date de clôture de l'exercice comptable (par exemple, avant le 30 mai pour les entreprises dont l'exercice se termine le 31 décembre).
Retenue à la source mensuelle (WHT) sur les salaires des employésEntre 0 et 35 % (barème progressif)

Il s'agit de l'impôt sur le revenu des personnes physiques de l'employé retenu à la source par l'employeur sur le salaire brut de l'employé.
Le paiement doit être effectué au service des impôts avant le 7 du mois suivant (le 15 en cas de déclaration électronique).
Cotisations à la sécurité sociale (SSO)5 % du salaire de l'employé retenu sur son salaire (plafonné à 875 THB par mois)

Et

Les employeurs sont tenus de verser 5 % du salaire mensuel de chaque employé à la caisse de sécurité sociale, dans la limite de 875 THB par employé et par mois.

Veuillez noter que la cotisation à la sécurité sociale en Thaïlande est plafonnée à 1 750 bahts par employé et par mois.
Le paiement doit être effectué au SSO avant le 15 du mois suivant.
Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) (si enregistré)7%Le paiement doit être effectué au plus tard le 15e jour (le 23e jour pour les déclarations électroniques) du mois suivant celui au cours duquel le paiement a été effectué et la facture fiscale émise. 
Retenue à la source (WHT) sur le paiement de certains services0-15%

<Please see here for more information>
Payment to be made Le paiement doit être effectué au plus tard le 7e jour du mois suivant (le 15e jour pour les déclarations électroniques) au cours duquel le paiement a été effectué.

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Obligation d’enregistrement à la TVA en Thaïlande : quand et comment procéder

Certificat de retenue à la source en Thaïlande : Article 50 Bis

Obligations déclaratives annuelles et dates limites pour les entreprises thaïlandaisess

Toutes les entreprises thaïlandaises sont tenues de procéder à la clôture annuelle de leurs comptes dans un délai de 150 jours suivant la fin de leur exercice financier. Même les entreprises inactives ou celles n’ayant effectué aucune transaction doivent se conformer à cette obligation.

Pour mener à bien le processus de clôture annuelle, les étapes suivantes sont requises :

Préparation des états financiers

Les entreprises doivent préparer des états financiers annuels conformément aux normes comptables thaïlandaises. Ces états constituent la base des déclarations fiscales, des audits et des obligations statutaires.

Audit obligatoire par un auditeur agréé

Les états financiers doivent être examinés et certifiés par un auditeur indépendant agréé en Thaïlande. L’audit permet de confirmer que les comptes reflètent fidèlement la situation financière de la société et qu’ils sont conformes à la réglementation en vigueur.

Assemblée générale annuelle (AGA)

Une AGA doit être tenue afin d’approuver officiellement les états financiers audités. Cette réunion constitue une obligation légale, y compris pour les sociétés ne comptant qu’un seul actionnaire ou n’exerçant aucune activité commerciale. L’AGA doit se tenir dans un délai de quatre mois suivant la fin de l’exercice financier de la société.

Soumission au ministère du Commerce

Une fois les états financiers approuvés lors de l’AGA, le dossier final doit être déposé auprès du ministère du Commerce. Ce dépôt doit être effectué dans un délai d’un mois.

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Comment effectuer la procédure de clôture annuelle des comptes de l'entreprise ?

Puis-je optimiser mes impôts pour les revenus provenant de l’étranger ?

L’optimisation fiscale des revenus de source étrangère en Thaïlande nécessite une planification rigoureuse. L’approche appropriée dépend notamment de votre statut de visa, du lieu de génération des revenus, des modalités de transfert des fonds vers la Thaïlande ainsi que de la nature de chaque transaction. 

Vérifiez d’abord votre éligibilité au visa LTR

La première étape, pour de nombreux entrepreneurs étrangers, consiste à vérifier leur éligibilité au visa de résident de longue durée (LTR). Certaines catégories de visa LTR, notamment celles destinées aux citoyens du monde fortunés et aux retraités fortunés, permettent à leurs titulaires de percevoir des revenus provenant de l’étranger sans être soumis à l’impôt thaïlandais sur le revenu des personnes physiques, même lorsque ces revenus sont transférés en Thaïlande.

Pour les personnes percevant des revenus importants à l’étranger et ayant l’intention de séjourner durablement en Thaïlande, cette option peut constituer l’une des stratégies de planification fiscale les plus simples et les plus efficaces. 

Structurer les revenus étrangers par le biais de sociétés offshore

Pour les dirigeants d’entreprise qui ne remplissent pas les conditions d’éligibilité au visa LTR, le recours à une société offshore constitue souvent une solution pratique pour structurer et gérer efficacement les revenus de source étrangère. Hong Kong figure parmi les juridictions les plus établies et reconnues au niveau international pour ce type de structure.

Hong Kong est particulièrement prisée en raison de la possibilité de détenir une société à 100 % par des étrangers, avec un actionnaire unique étranger et un administrateur unique étranger. La constitution de la société ainsi que l’ouverture d’un compte bancaire peuvent, dans la plupart des cas, être réalisées à distance. 

Hong Kong offre également des avantages fiscaux attractifs. À titre d’exemple, le taux d’imposition des sociétés est de 8,25 % sur les premiers 2 millions de dollars hongkongais (environ 255 000 USD). 

Lorsqu’une société peut démontrer que ses revenus proviennent de l’extérieur de Hong Kong et qu’elle n’y exerce aucune activité commerciale, elle peut solliciter le statut de société offshore, lui permettant de bénéficier d’un taux d’imposition de 0 % sur ses bénéfices à Hong Kong. Par ailleurs, les dividendes distribués par une société hongkongaise ne sont généralement pas soumis à l’impôt.

Hong Kong applique également des règles comptables plus souples que celles en vigueur en Thaïlande. Les coûts et dépenses professionnels tels que les vols, l’hébergement, les repas ou les frais de représentation peuvent, en principe, être comptabilisés sur la base de reçus commerciaux standards, sans exigence de factures fiscales de type TVA établies au nom de la société. Cela permet souvent de simplifier la gestion comptable et de déduire un éventail plus large de dépenses.

Ce type de structure permet ainsi d’accumuler des revenus à l’étranger et de les transférer vers la Thaïlande de manière encadrée. Toutefois, sa mise en place et sa gestion doivent être réalisées avec rigueur. Si les activités commerciales ou la direction effective de la société sont exercées depuis la Thaïlande, un risque d’imposition thaïlandaise peut exister en raison de la qualification d’établissement stable. Il est donc fortement recommandé de se faire accompagner par un conseiller fiscal expérimenté afin de mettre en place une structure conforme et adaptée à la situation du contribuable.

Ce ne sont pas tous les fonds transférés en Thaïlande qui sont imposables

Une idée fausse courante consiste à penser que tous les transferts vers la Thaïlande constituent un revenu imposable. Ce n’est pas toujours le cas. Certains types de fonds ne sont pas considérés comme des revenus imposables, notamment :

  • les prêts personnels ;
  • les dons et donations ;
  • les transferts de capitaux ne constituant pas des revenus.

Pour ce type de transactions, il est essentiel de disposer de pièces justificatives appropriées afin de démontrer au ministère du Revenu que les fonds transférés en Thaïlande correspondent à leur nature déclarée. En l’absence de documents clairs et probants, le ministère du Revenu peut, par défaut, considérer les fonds entrants comme des revenus imposables. 

Achats immobiliers et transferts importants

Lorsque des étrangers acquièrent un bien immobilier en Thaïlande, les fonds nécessaires à l’achat doivent être transférés depuis l’étranger. Les transferts de montants importants peuvent attirer l’attention des autorités, en particulier lorsque l’origine des fonds n’est pas immédiatement identifiable.

Dans ce contexte, le recours à un compte séquestre ou à un intermédiaire réglementé peut faciliter le processus en renforçant la transparence et en limitant les interrogations fiscales inutiles. 

Avant d’effectuer des transferts importants ou inhabituels, il est fortement recommandé de consulter un conseiller fiscal afin de confirmer le traitement fiscal applicable et d’éviter des erreurs coûteuses. Notre équipe peut évaluer votre situation et vous accompagner dans la définition de l’approche la plus adaptée. Contactez-nous ici pour plus d’informations.

Questions Fréquemment Poséess

Q1 : La Thaïlande est-elle un paradis fiscal ?

Oui, la Thaïlande peut être considérée comme une juridiction fiscalement attractive lorsqu’elle est correctement structurée.

La Thaïlande applique un système d’imposition territoriale, offrant des opportunités intéressantes de planification fiscale tant pour les particuliers que pour les entreprises. Pour les particuliers, le visa LTR peut permettre un taux d’imposition de 0 % sur les revenus de source étrangère, rendant la Thaïlande particulièrement attractive pour les professionnels et investisseurs internationaux mobiles. Même en dehors du régime LTR, la Thaïlande demeure une juridiction à fiscalité modérée par rapport à de nombreux pays de l’OCDE, avec un impôt sur les sociétés plafonné à 20 %, une imposition des dividendes à 10 %, une TVA à 7 % et un taux progressif d’impôt sur le revenu des personnes physiques plafonné à 35 %.

Pour les entreprises, la Thaïlande propose des taux d’imposition réduits pour les PME, ainsi que des exonérations fiscales totales ou partielles pour les sociétés bénéficiant d’une promotion du BOI. En outre, la Thaïlande peut être combinée avec des structures offshore, le plus souvent via des sociétés hongkongaises, afin de servir une clientèle internationale. Une société hongkongaise peut obtenir le statut de société offshore, lui permettant de bénéficier d’un taux d’imposition de 0 % sur les bénéfices de source étrangère, avec une imposition des dividendes à 0 %, tout en pouvant être détenue à 100 % par des étrangers et gérée de manière relativement simple. 

Q2 : Les étrangers doivent-ils payer des impôts en Thaïlande ?

Oui. Si vous êtes considéré comme résident fiscal en Thaïlande (présence de 180 jours ou plus sur une année fiscale), vous êtes tenu de déclarer et de payer l’impôt sur les revenus de source thaïlandaise, ainsi que sur les revenus étrangers transférés en Thaïlande. Même en l’absence d’impôt à payer, notamment en raison de déductions ou d’exonérations, une déclaration fiscale reste obligatoire. 

Les dirigeants et propriétaires d’entreprises thaïlandaises doivent également tenir compte de la situation fiscale de leur société, qui obéit à des règles distinctes de celles applicables aux particuliers.

Q3 : Que se passe-t-il si vous ne payez pas vos impôts en Thaïlande ?

En Thaïlande, le non-respect des obligations fiscales peut entraîner des sanctions à l’encontre de la partie en infraction. 

Sanctions

  1. Déclaration tardive : En cas de dépôt de la déclaration après la date limite, le contribuable s’expose à une amende pouvant aller jusqu’à 2 000 THB par mois de retard. En outre, une pénalité mensuelle de 1,5 % s’applique sur tout montant d’impôt impayé, et ce jusqu’au règlement intégral de la somme due.
  2. Déclaration insuffisante ou inexacte : Lorsqu’une déclaration incorrecte entraîne un paiement insuffisant de l’impôt, une pénalité pouvant atteindre le montant de l’impôt dû peut être appliquée. 
  3. Sanctions pénales :Dans les cas graves, notamment en cas de fraude intentionnelle ou de défaut de déclaration dans le but d’éluder l’impôt, des poursuites pénales peuvent être engagées. Ces infractions peuvent entraîner une peine d’emprisonnement de 3 mois à 7 ans, ainsi que des amendes comprises entre 2 000 THB et 200 000 THB.

Sanctions indirectes :

  1. Saisie d’actifs : Le ministère du Revenu est habilité à procéder à la saisie des biens du contribuable lorsque les impôts demeurent impayés.
  2. Blocage ou retard des remboursements d’impôt : Le non-respect des obligations fiscales peut entraîner le retard, la suspension ou l’annulation des remboursements d’impôt, jusqu’à la régularisation de la situation fiscale.
  3. Annulation du permis de travail : Pour les étrangers exerçant une activité professionnelle en Thaïlande, le non-respect des obligations fiscales peut conduire à l’annulation du permis de travail, avec des conséquences sur le statut professionnel et le droit de séjour.
  4. Restrictions de sortie du territoire : le non-respect des obligations relatives à l’impôt sur le revenu des personnes physiques peut entraîner le signalement du passeport par les autorités compétentes. Dans ce cas, la personne concernée peut se voir interdire de quitter la Thaïlande jusqu’à la régularisation complète de sa situation fiscale.

Q4 : Les étrangers paient-ils la TVA en Thaïlande ?

L’enregistrement à la TVA en Thaïlande est obligatoire pour la plupart des entreprises, la TVA au taux de 7 % s’appliquant à un large éventail de biens, de services et d’importations. Les entreprises doivent s’enregistrer dans un délai de 30 jours à compter du dépassement d’un chiffre d’affaires annuel de 1,8 million de bahts, ou lorsqu’elles emploient du personnel étranger. L’enregistrement volontaire à la TVA est également possible et peut s’avérer avantageux, notamment pour les entreprises B2B ou celles supportant des coûts d’entrée élevés, car il permet la récupération de la TVA en amont. En contrepartie, il implique des obligations de conformité supplémentaires. 

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Obligation d’enregistrement à la TVA en Thaïlande : quand et comment procéder

Q5 : Combien de temps puis-je rester en Thaïlande sans payer d’impôts ?

En règle générale, une personne peut séjourner en Thaïlande jusqu’à 179 jours par année civile sans être considérée comme résident fiscal thaïlandais. À partir de 180 jours, elle est qualifiée de résident fiscal et doit déposer une déclaration d’impôt sur le revenu des personnes physiques en Thaïlande. Les jours de présence sont comptabilisés de manière cumulative, toutes entrées et sorties confondues.

Pour les titulaires d’un visa de résident de longue durée (LTR), la résidence fiscale s’inscrit souvent dans une stratégie de planification volontaire, plutôt que comme une contrainte à éviter. Le visa LTR offre une stabilité de séjour, une conformité administrative simplifiée et des avantages fiscaux spécifiques sur certains revenus éligibles, rendant la résidence de longue durée en Thaïlande plus prévisible et plus facile à gérer d’un point de vue fiscal.

Q6 : Dois-je déclarer mes revenus si mon entreprise prélève déjà l’impôt sur mon salaire ?

Oui. Le prélèvement à la source est un système de paiement anticipé : votre entreprise déduit l’impôt chaque mois et le reverse au ministère des Finances. Vous devez néanmoins remplir une déclaration annuelle (PND 90) afin de récapituler le total de vos revenus, demander les déductions applicables et imputer les montants déjà prélevés à titre de crédits d’impôt. 

Q7 : Puis-je demander le remboursement des impôts étrangers que j’ai déjà payés sur les revenus que j’ai transférés en Thaïlande ?

Oui, à condition que la Thaïlande ait conclu une convention fiscale avec le pays concerné. Vous pouvez alors demander des crédits d’impôt étrangers afin d’éviter la double imposition.

Quand faire appel à des services fiscaux professionnels ?

La plupart des chefs d’entreprise étrangers en Thaïlande peuvent bénéficier de services fiscaux professionnels, compte tenu de la complexité liée à la gestion des obligations fiscales tant au niveau de l’entreprise que des particuliers. Des questions telles que la qualification des revenus de source étrangère, les déductions applicables, l’application des conventions fiscales ou encore les procédures du ministère du Revenu requièrent souvent une expertise spécialisée ainsi qu’une assistance en anglais. Si la comptabilité de base peut, dans certains cas, être gérée localement, la planification fiscale structurée et la conformité fiscale continue nécessitent généralement l’intervention de professionnels expérimentés, familiarisés avec les problématiques propres aux entreprises et aux contribuables étrangers.

VB & Partners propose une assistance fiscale et comptable sur mesure à destination des chefs d’entreprise, investisseurs et cadres étrangers. Que ce soit pour des questions de conformité fiscale, d’optimisation fiscale ou de planification des revenus transfrontaliers, notre équipe est en mesure de vous accompagner tant sur les aspects fiscaux liés aux entreprises qu’aux particuliers. Contactez VB & Partners afin d’organiser une consultation confidentielle.

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Veuillez noter que cet article est fourni à titre d'information uniquement et ne constitue pas un conseil juridique ou fiscal.

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